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Très court roman de
quatorze chapitres (et un épilogue), écrit au passé et au «je»
par un narrateur omniscient, Ashini. Ledit narrateur apparaît
aujourd'hui typé : les autochtones dont on entend parler de nos
jours sont traités de lâches et de dégénérés par Ashini, parce
qu'ils vivent dans des réserves et qu'ils parlent parfois l'anglais
ou le français; Ashini, lui, vit en autarcie dans le bois. Son nom
veut dire «le roc» et effectivement, sa pensée est dure et
froide. Habitué aux grands espaces et à la solitude, il est
l'homme de peu de mots et c'est pourquoi sa plainte reste aérée.
Il y a un parallèle à faire entre Ashini et le Menaud de F-A
Savard, mais tandis que j'ai vomi le nationalisme du second, le
patriotisme du premier ne m'a pas dérangé. On note «dieux
sylvains», «uniment», «miel aoûtés» et, avec suspicion vu le
contexte international, on note aussi: «Ce sang est pur et digne,
dit-il. Il a le goût de l'immolation.»
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