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Contes pour un homme seul - Yves Thériault - 1944

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«C'était donc un brin de brume, l'amour? Futile, fragile, sans couleur, sans vie, mais capable de voiler et de couvrir, et d'empêcher que les choses normales soient vues telles qu'elles sont.» Amour, comme celui que l'on éprouve pour le sexe opposé, ou que l'on porte à sa fille, à soi-même ou à ses possessions... L'amour fait mal, l'amour donne envie de tout détruire, spécialement l'objet de notre amour. L'amour mène toujours à la même finalité, comme l'exprime le Troublé : «Il faut que je tue ce que j'aime...» Un recueil bon comme le chocolat noir. Noir et amer.


L'ÎLE

L'encyclopédie canadienne

Anathase-David

Rallye

Wikipédia

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Trois parties, vingt contes, narrateur omniscient, absence de merveilleux, infimes traces de fantastique. Phrases sèches et vieillottes au service de personnages simples et rudes. La québécitude de l'auteur est masquée dans les deux premières parties, mais évidente dans la troisième. L'action se passe dans un village montagneux, pour la majorité des deux premières parties, dans un village côtier pour le reste (si ce n'est d'un conte qui se passe sur le quai d'un port international). Et toujours ces mots que n'emploie que Thériault : «miquelon» (on comprend, en contexte, qu'il s'agit d'alcool, mais le Robert est muet sur le mot), «[avoir un] rempire» (se porter physiquement plus mal) et «ribaudages», pour ne nommer que ceux-ci (ces quelques mots ne nuisent pas à la lecture, ils la colorent).

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