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La jeune Marie, les doigts dans la
fente, s’essaie à la feinte. Réjean Milrats, le futur dauphin, ne s’en
fait pas. Baisant ailleurs, il est refait. Marie, elle, est défaite. Fin de la
fête, finie la fente, plus de feinte. Amante défunte, amoureuse refaite. En
fin de compte, départ sur la flotte. Voyage au bout des flots. 15 ans après,
un flo : Jo. C’est un très beau livre, bien écrit, bien léché. Chaque mot
est pesé, chaque phrase est soupesée, chaque paragraphe est sucé. Ce livre me
suce dans le sens que je m’y investis, tout comme la petite Marie dans l’écriture,
cette écriture qui lui touille les intestins. Ce livre me met la main à la pâte
et le cœur en vadrouille. Ce livre me fait déraper dans la sauce blanche.
Dis-moi comment tu jouis et je te dirai qui tu es. Qui tuer. Je ferme les yeux
pour en éviter les giclées. Ce livre me caresse l’âme, me vrille le ventre,
me touche partout et dans mes endroits les plus intimes. Ce livre est fort et généreux.
Une histoire d’amour qui, comme toutes les histoires d’amour, finit mal et
bien à la fois. Mal par la rupture, bien par la progéniture. Comme toutes les
histoires d’amour, c’est un voyage sur les flots : larmes, bière, sperme,
puis l’Océan Pacifique : lieu de fuite de tous les flots. C’est un roman
flot plus qu’un roman fleuve. Je me jette dans les flots en le lisant, comme
la rivière se jette dans le fleuve qui se jette dans la mer. La mère morte de
Marie dans le roman n’est pas la Mer Morte, ce serait plutôt l’amère déception
des Sœurs crises. Une fois les flots passés, j’essuie les pages de mes
larmes des motions, mouvements qui amènent le foutre au gland à la bouche au
con dans le cul. Drapé dans son grand manteau noir de jais, le géant Milrats
retourne sous terre, tandis que Marie vogue sur mer et Josyane meurt de/dans sa
merde. Baisée, c’est l’agile talon de l’amoure avec sa grande
aaaaaaahhhhhhh.
Signé : Martin Solar
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