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Grand livre de trois
parties d'inégale longueur, subdivisées par des petits – mais
denses – chapitres. Les phrases, complexes, tirent dans toutes les
directions à la fois, comme un feu d'artifice quand il explose dans
le ciel (et c'est aussi beau); certaines phrases, plus courtes, sont
en anglais (sans italique). Le texte est bourré de références
cinématographiques (des films qui, souvent, manquaient à ma
culture). Drôle, le texte est d'un réalisme assumé, mais cet
aspect se dérobe peu à peu et ainsi on ne s'étonne pas, vers la
fin, de lire un bout de phrase comme: «[...] il fallait que je
trouve un moyen d'attirer cet ours et de l'obliger à parler.»
(Andrée A. Michaud, Mirror Lake, Québec Amérique, 2006, p. 303)
On note : le mot «crinqué» (je l'ai cherché pendant près de 300
livres, ce mot-là), la page 216, «[...] car il va de soi que la
vérité a toujours envie de vomir.» (p. 108) et «J'ai toujours
cru, d'ailleurs, que les journaux à potins avaient à peu près le
même rôle que les curés, maintenir le petit peuple dans sa
petitesse en lui montrant que le désir engendre la mort, comme si
les pauvres mouraient tous en état de sainteté.» (p.111)
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