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L'analyste - David Homel - 2003

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À Belgrade, l’usage est de boire beaucoup d’alcool et de mettre le feu aux poubelles. Le psychologue clinicien Aleksandar Jovic se doute bien qu’on le fourre dans un guêpier lorsqu’un sous-fifre vient le réquisitionner au nom du gouvernement afin qu’il ouvre une clinique qui vient en aide aux soldats traumatisés par les affres d’une guerre qui n’a officiellement rien de civile. Les consultations se font par téléphone, méthode que ne prise guère l’analyste, et ce, jusqu’à l’irruption d’un soldat en permission venu à son bureau pour le tuer... C’est cependant la rencontre avec Tania, une pathologiste qui refuse obstinément de quitter son gilet pare-balles, qui sera la plus déterminante. D’abord pour lui-même, et, par ricochet, pour sa femme Zlata et pour son fils Goran, qui se meurt dans sa chambre à cause d’une insuffisance rénale. Beaucoup de chamboulements sont à prévoir. Tout ça, c’est à cause de la guerre.

 Leméac / Actes Sud


L'ÎLE

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À notre avis :

Courts paragraphes, peu de descriptions, dialogues nombreux, écrit à l’imparfait. L’auteur a manifestement bien mené ses recherches et on ne sent pas ce travail à la lecture du livre. Mais l’auteur n’a pas vécu de guerre civile et ça, on le sent aussi. Les francismes, pas si nombreux, viennent par vagues, peut-être parce que la traduction est faite à quatre mains (Lori Saint-Martin et Paul Gagné). Le récit est prenant. L’auteur a le sens de la formule : j’ai trois pages à interligne simple de «On note» : «Ensuite, elle tira les couvertures et devint ma fiancée. (Leméac / Actes Sud, 2003, p.33)», «Adultère et dissidence politique – activités connexes au fond. Une seule et même chose peut-être. Les deux permettent d’éprouver les limites du système.» (p.169), «-Quelle muse remarquable! [...] Toujours le mot pour déprimer. » (p. 177), «Ma femme m’attend au lit, les jambes écartées, avec sa grosse motte bien juteuse. Je m’en vais m’y perdre de ce pas – peut-être que je n’en ressortirai jamais!» (p. 63), «Il vaut toujours mieux répondre à l’accolade d’un homme armé.» (p. 226) et «-J’aspire à la civilisation.

-La civilisation, c’est l’alcool.» (p.238).

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