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Courts
paragraphes, peu de descriptions, dialogues nombreux, écrit à l’imparfait.
L’auteur a manifestement bien mené ses recherches et on ne sent
pas ce travail à la lecture du livre. Mais l’auteur n’a pas
vécu de guerre civile et ça, on le sent aussi. Les francismes,
pas si nombreux, viennent par vagues, peut-être parce que la
traduction est faite à quatre mains (Lori Saint-Martin et Paul
Gagné). Le récit est prenant. L’auteur a le sens de la formule :
j’ai trois pages à interligne simple de «On note» : «Ensuite,
elle tira les couvertures et devint ma fiancée. (Leméac / Actes
Sud, 2003, p.33)», «Adultère et dissidence politique –
activités connexes au fond. Une seule et même chose peut-être.
Les deux permettent d’éprouver les limites du système.»
(p.169), «-Quelle muse remarquable! [...] Toujours le mot pour
déprimer. » (p. 177), «Ma femme m’attend au lit, les jambes
écartées, avec sa grosse motte bien juteuse. Je m’en vais m’y
perdre de ce pas – peut-être que je n’en ressortirai jamais!»
(p. 63), «Il vaut toujours mieux répondre à l’accolade d’un
homme armé.» (p. 226) et «-J’aspire à la civilisation.
-La
civilisation, c’est l’alcool.» (p.238).
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