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-Mais je
l'ai lu!» s'exclame François. Ça
suscite un certain étonnement dans la pièce, le livre ayant
connu, à l'époque, un demi-échec (et même un bon trois quarts,
pour être honnête). «Attends que je me rappelle : c'était
l'histoire de quatre filles et d'un gars dans la fin de la
vingtaine, qui se cherchaient et qui...» [...] «J'avais beaucoup
aimé ton livre [...] et plus particulièrement la structure des
multiples focalisations amenées par le biais des personnages qui
s'expriment chacun dans son genre propre...» Et devant son
auditoire ébahi, il se met à faire toute une analyse du roman,
entrant dans la profondeur des détails, décortiquant les liens
entre les lieux symboliques et les sous-genres littéraires,
l'exploitation narratologique, le décloisonnement proprement
postmoderne, mettez-en, c'est pas de l'onguent. Non seulement il a
aimé ça, mais en plus, il a tout compris!
Brigitte Caron, Le temps des
amours lucides, Montréal, 2002, XYZ éditeur, p.37
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