|
Julien, un bum de banlieue qui
véhicule des tas de clichés («c'est dans la
pauvreté, la faim et la solitude qu'on peut toucher à
ce truc impossible qu'est la liberté»), vit en compagnie
de Pierre, tous les deux sont célibataires. En ce qui
concerne notre narrateur, Julien, il tâche encore de
comprendre pourquoi son ancienne pitoune de blonde,
Florence, l'a laissé là (la énième à lui faire
ça). Alors que Pierre se jette sur une Sonia (super-pitoune)
rencontrée dans un bar, il commence à comprendre :
«Un peu parce qu'on aime ça et beaucoup parce que sans
elles, on n'est rien, on est cons, on ne vaut pas cinq
sous», «On fait tous des trucs plus ou moins ridicules
pour ces bonnes femmes. On est prêts à endurer un tas
de caprices pour les avoir un peu plus longtemps près
de nous.» Nous y voilà, il lui faut devenir une
carpette. À ce stade-ci de ses réflexions, il est mûr
pour rencontrer Annie (hyper-pitoune) et à mettre ce
qu'il a compris en pratique. Car renoncer à soi-même
est difficile, surtout rendu à l'étape qui consiste à
se muter en pur géniteur. Allez, Julien, un effort! :
«On va leur montrer, à ces bonnes femmes, que même si
on n'est que des hommes, on est capables d'avoir des
idées complètement romantiques.» C'est réussi! À
preuve : «[...]quand elles téléphonent, on a le droit
d'aller les rejoindre».
|