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Très court roman de sept petits chapitres,
chacun précédé de notes techniques sur la gifle (le tout est
ponctué d'un «Épigifle»). Les paragraphes sont courts, mais l'auteure
ne néglige ni les descriptions (certes légères, mais qui font
amplement la job) ni les dialogues, qui abondent de mots italiens;
disons aussi que dame Bouchard connaît et maîtrise très bien
cette arme qu'est la comparaison-qui-fait-rire. Un livre aussi
léger qu'est grand le bonheur de lecture. On note : «Alors? Tu as
couché avec le Canadien, oui ou non? T' a-t-il tâtée, tâtonnée,
tripotée? A-t-il mis sa main, sa bouche, son pinceau sur la toile
fragile de ton corps?» (Roxanne Bouchard, La gifle, Coups de tête,
2007, p. 48), «On ne naît pas giflé; on le devient.» (p. 54), «
Elle aime son sexe constamment dressé comme un éternel monument en
hommage à sa beauté [...]» (p. 60) et «Même le curé ajouta que
le giflé aurait pu tendre l'autre joue.» (p. 102)
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