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La gifle - Roxanne Bouchard - 2007

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Une gifle a été donnée d'une main italienne. Mais par qui, pourquoi? François Levasseur est un fils à mamma, un artiste-peintre qui s'est recyclé dans le portrait mécanique de vieilles Anglaises de Québec, plus occupées à se faire tirer au sens strict qu'à se faire tirer le portrait. Sa carrière ne s'en va nulle part bien que son vit, lui, tire dans toutes les directions dès que la maman a le dos tourné... C'est du moins ce que le village chuchote à propos du vieux garçon, mais ce soir, tout va changer pour Francesco Levasseur qui dévoilera devant sa légitime et sa maîtresse un portrait de la mariée, mariée qui lui a légué son hymen, se doute le marié qui lui promet un représentant de la race canine de la part de sa propre batârde des loups au cas où la nuit de noces ferait en sorte que l'hypothèse se confirme... Mais tout ça ne répond pas à la question : Qui a giflé?

Diffusion Dimédia


L'ÎLE

wikipédia

À notre avis :

Très court roman de sept petits chapitres, chacun précédé de notes techniques sur la gifle (le tout est ponctué d'un «Épigifle»). Les paragraphes sont courts, mais l'auteure ne néglige ni les descriptions (certes légères, mais qui font amplement la job) ni les dialogues, qui abondent de mots italiens; disons aussi que dame Bouchard connaît et maîtrise très bien cette arme qu'est la comparaison-qui-fait-rire. Un livre aussi léger qu'est grand le bonheur de lecture. On note : «Alors? Tu as couché avec le Canadien, oui ou non? T' a-t-il tâtée, tâtonnée, tripotée? A-t-il mis sa main, sa bouche, son pinceau sur la toile fragile de ton corps?» (Roxanne Bouchard, La gifle, Coups de tête, 2007, p. 48), «On ne naît pas giflé; on le devient.» (p. 54), « Elle aime son sexe constamment dressé comme un éternel monument en hommage à sa beauté [...]» (p. 60) et «Même le curé ajouta que le giflé aurait pu tendre l'autre joue.» (p. 102)

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