|
Roman comico-noir de neuf chapitres écrits
au passé, à la première personne. Beaucoup de dialogues,
paragraphes courts, ton détaché, ironique (et, disons-le,
savoureux). Un coup le «squelette» du livre étalé, il ne reste
plus rien à dire, la formule est appliquée à la lettre, et avec
une magistrale précision et un brin d'imagination, mais rien pour
réinventer le genre. Rien sinon un bonheur de lecture qui va
grandissant. On note : «Je ne voyais pas à quoi ça aurait pu nous
avancer d'être plus avancés.» (Gallimard, Folio Policier, 2002,
p.46), «Mais je suppose qu'elle était arrivée à l'âge où on
s'aperçoit que même les hommes bien ne valent pas les efforts
qu'on se croit obligé de leur consacrer.» (p. 57), «Il était
grand temps que quelqu'un invente les fleurs carrées» (p.102),
«La seule chose qui me venait à l'esprit, c'était "Mon
maudit enfant de chienne!". Mais ce n'est pas la chose à dire
quand on retrouve son père. Surtout après trente ans.» (p. 207),
«Ça ne suffit pas d'avoir des seins et un beau cul.» (p. 225)
|